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19 mars 2017

Alluvions

Je suis vraiment marri et désolé. Contrairement à ce que j'annonçais imprudemment le 16 juin dernier, je n'ai pas trouvé le temps de rédiger de nouveaux fragments de géographie sacrée.

En attendant, je conseille aux amateurs de la rubrique le Facteur de coïncidences d'aller faire un tour sur le site Alluvions. Ils y trouveront matière à d'utiles (ou inutiles) méditations sur la nature du hasard.

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16 juin 2016

Retour d'hibernation

Le site a bien failli disparaître. Et de fait il avait bel et bien disparu des écrans.

Les administrateurs de Hautetfort avaient, semble-t-il, décidé de faire le ménage dans les blogs dormants, non alimentés depuis des années, et, certes, on peut les comprendre. C'était le cas de Fragments où je n'avais pas posté de notes depuis le 12 septembre 2012. J'avais achevé mon périple mais, passant de temps à autre dans la section administrative, je constatais d'après les statistiques que le blog continuait d'être bien fréquenté (maintenant les stats ont disparu elles aussi, il faut charger un module externe, ce que je n'ai pas fait). Donc j'avais décidé de laisser en l'état, m'étant lancé par ailleurs dans la rédaction d'un livre qui reprendrait l'ensemble des travaux sous une forme un peu nouvelle, l'écriture d'un livre ne pouvant être la simple recopie des articles d'un site.

Ce projet a bien avancé, mais il n'est pas encore achevé, d'autres travaux d'écriture ayant requis mon attention et mon temps. Et puis voilà qu'un beau jour, voulant consulter un article, je découvre que Fragments était inaccessible. Je voulus retourner dans mon compte, et il y avait si longtemps que cela ne s'était pas produit que j'avais même oublié mon mot de passe. Une fois celui récupéré, ce fut pour constater que le blog n'était même plus accessible en mode admin : tout était verrouillé.

Un mail à la plateforme a heureusement rétabli le compte et le site, et j'en remercie les administrateurs de Hautetfort, mais pour que la mésaventure ne se répète pas, je suis bien prévenu qu'il va falloir à nouveau publier.

Bien sûr, j'avais déjà archivé tous les billets, et je pourrais très bien décider de supprimer le site, mais n'y aurait-il qu'une seule personne à qui cela pourrait encore apporter un peu de lumière et de sens, à la faveur de cette hypothèse improuvable, je préfère continuer encore un peu l'aventure.

Et puis j'annonce qu'il y a du nouveau : un haut-lieu que je n'avais pas encore exploré, ou du moins qui ne m'avait encore rien donné en ce qui concerne la géographie sacrée, s'est révélé au printemps, et je donnerais ici quelque jour les résultats de cette investigation. Il s'agit de l'église Saint-Martin de Vic, avec ses fresques médiévales sublimes de beauté.

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J'en ai profité aussi pour faire un peu de ménage dans les liens proposés : beaucoup de sites avaient eux aussi disparu ou mal évolué.

Merci aux lecteurs, qu'ils soient fidèles ou de passage. Et à bientôt donc pour de nouveaux fragments de géographie sacrée...

 

12 septembre 2012

Opéra à Neuvy

L'association L'autre concert et la commune de Neuvy-St-Sépulcre organisent un concert lyrique dans la basilique de Neuvy Qaint Sépulchre. Vous pourrez entendre la mezzo soprano Anne Jeanjacques, accompagnée au piano par Benjamine Hervier, dans  un répertoire d'airs d'opéra (Vivaldi, Haendel, Purcell, Mozart, Massenet...) C'est à 16h, et c'est gratuit.

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21:24 Publié dans Omphalos | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : neuvy, basilique, musique

17 mai 2012

Jean-Pierre Le Goff

"Le 29 novembre 1993, je me rendais, dans l'Indre, à Pouligny-Saint-Pierre, au lieu-dit "La Jozière", accompagné d'une amie, j'oignais la pierre d'une rosée que cette amie avait patiemment récoltée dans son jardin. J'ai voulu cet acte comme une simple marque de sacré et de poésie, comme une liturgie subreptice à une Vénus sylvestre, comme une offrande à une dryade."

La vulve de pierre, in Le cachet de la poste, Gallimard/L'arbalète,  p. 111.

Je retourne au clavier, après six mois de silence sur ce site, pour saluer la mémoire de l'écrivain Jean-Pierre Le Goff, qui s'est éteint le 26 février à Montmorillon, si l'on en croit le site L'Alamblog, un des rares à porter la nouvelle (mais on lira aussi avec intérêt le billet de Nouvelles Hybrides, daté du 3 mars, qui rend compte de l'hommage de ses amis à Douarnenez, sa ville natale, où il fut donc aussi enterré, avec le para-rite imaginé par sa fille Alice, collier de perles, oeufs de lumière verts ou rouges, autour duquel les personnes présentes firent un autre collier de perles, humaines cette fois).

Je n'aurai rien su moi-même si quelqu'un qui l'avait bien connu, et accompagné parfois dans ses pérégrinations bretonnes, ne m'en avait informé ce matin. Personne que j'ai rencontrée sur le net, à l'occasion des quelques articles que je lui avais consacré. Le 11/11/2011, me précise-t-elle, alors qu'il travaillait beaucoup sur le onze. Personne (dont je tais le nom car je ne sais si elle aurait envie que je la cite) avec qui le fil de l'échange n'a fait que s'approfondir, et c'est bien là encore une bien belle chose que je dois à Jean-Pierre Le Goff.

J'avais émis la volonté de retourner sur les traces de ses périples symboliques, mais j'écrivais déjà, en janvier 2011, "que cette entreprise n'a pas beaucoup avancé, qu'elle est même au point mort. Mais je n'y ai pas renoncé et cette nouvelle rencontre m'aiguillonne, je compte bien un jour ou l'autre aller voir la pierre à sexe de Pouligny Saint-Pierre, prochaine étape de cet intinéraire legoffien."

Nous sommes en mai 2012, et je ne suis toujours pas allé voir la pierre à sexe, cette vulve de pierre à laquelle il a rendu hommage comme expliqué dans l'extrait liminaire de ce billet.

Mais comme je dois me rendre à Chapitre Nature, le festival qui fête ses dix ans au Blanc, je songe cette fois très sérieusement à faire un détour jusqu'à ce petit bois du causse de Pouligny, qui renferme l'étrange monolithe.

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Arbre sur le causse

PS : C'est après avoir posté ce billet que je m'aperçois que la page citée est la page 111, poursuivant donc cette symbolique du onze évoquée par ma correspondante. Cette page est celle-là même sur laquelle s'ouvre depuis des mois le recueil photocopié des pages consacrées aux lieux indriens inventoriés par JPLG. En attente d'un déplacement qui va donc venir.

06 novembre 2011

Retour sur saint Gildas

Toussaint. Dans l'après-midi, je me suis replongé dans l'ouvrage, ce livre qui rassemblerait toutes les notes écrites ici pendant cinq ans. Mais ce travail de synthèse avance avec une lenteur qui parfois me désespère. Ce jour-là, je continue le chapitre sur la légende de Denis Gaulois, liée à Déols, à partir de ce billet intitulé Sur la trace de Gildas. Le saint breton qui fonda un monastère sur la presqu'île de Rhuys, monastère que les religieux quittèrent devant la menace normande pour venir s'établir sur les berges de l'Indre, accueillis par les seigneurs de Déols. Une légende voudrait que dans leurs bagages ils auraient aussi apporté le calice dont Jésus s'était servi pour la sainte Cène, autrement dit le saint Graal. Toujours est-il que les abbayes voisines de Déols et de Saint-Gildas sombrèrent au début du XVIIème siècle sous les coups de boutoir du grand Condé, ce dont se désola le poète Jean Lauron, avocat et bailli de Saint-Gildas. Disciple de Ronsard, ce Jean Lauron avait aussi écrit l'épitaphe d'un autre castelroussin notoire, son presque homonyme Jean d'Aumont, compagnon d'armes de Henri IV.

Bref, j'en étais là de cette étude lorsque je m'aperçus qu'un détail biographique m'avait échappé en 2006 : le lieu de la blessure mortelle de Jean d'Aumont (dénommé le franc Gaulois en raison de sa bravoure). Jean d'Aumont est mort en effet des suites d'un coup de mousqueton reçu au château de Comper. Or, ce château est situé en Bretagne, au nord de la forêt de Paimpont, autrement dit la légendaire forêt de Brocéliande. D'ailleurs, il abrite aujourd'hui le Centre de l'Imaginaire Arthurien.

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Rue des Remparts

Belle ironie de l'histoire que ce court-circuit symbolique entre Bretagne et Berry. C'est sur les terres d'élection du Graal, précieux vaisseau que la légende transporte donc en Berry pour échapper au péril normand, que le seigneur berrichon vient trouver la mort devant les murs du château de la fée Viviane. Et le poète qui lui rend hommage est celui-là même qui se désole quelques années plus tard de la triste déliquescence des abbayes de Saint-Gildas et de Déols. Court-circuit symbolique qui s'exprime aussi dans le geste de l'abbé Dahoc, qui cache avant de s'enfuir huit ossements de Gildas sous le maître-autel de Rhuys, geste que la découverte de la légende de Denis Gaulois sous un autel d'église déoloise vient donc répéter en l'inversant.

En fin de soirée, l'envie me prend soudain d'aller voir la maison de Jean Lauron, qu'un vague souvenir me fait placer dans la vieille ville. Dans Châteauroux désert, en ce jour de Toussaint où la plupart des restaurants sont fermés, je me glisse Rue Grande, puis rue des Notaires. Aucune plaque sur les maisons, là où je pensais la trouver, à part celle de Maurice Rollinat qui passa là les vingt premières années de sa vie. Je remonte rue de la Vieille Prison, par l'ancienne porte Saint-Martin, et emprunte ensuite une petite rue que je ne connaissais pas, la rue des Remparts, qui surplombe la place du Palan. Six heures résonnent alors au clocher de l'église Notre-Dame, édifiée fin XIXème siècle sur le fossé d'enceinte de l'ancien Château-Raoul, et la lune en croissant se profile, de là où je suis, dans l'axe exact de la flèche, me rappelant la Ballade à la lune de Musset :

C'était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Une soudaine exaltation s'empare de moi à ce moment-là : il flotte ici comme un parfum de mystère. La quête longtemps interrompue reprend. Rue du Père Adam, un panneau d'information me donne enfin une clé : la maison de Jean Lauron est la "maison du Cadran" (solaire), à l'angle de la rue des Notaires et de la rue Descente de Ville. Maison massive, qui n'offre  au visiteur qu'une face bourrue, volets clos, comme refermée sur son histoire. J'ai soudain envie de tout savoir sur son ancien propriétaire, mais au retour la recherche sur le net est décevante, aucune trace de ses ouvrages, de ses poèmes. Il va me falloir traquer les bibliothèques et les Archives pour en savoir plus long.

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22:29 Publié dans Capricorne | Lien permanent | Commentaires (4)