07 février 2009
Dio - Nyze et Dyonisos
J'avance lentement dans la passionnante lecture d'Evocations de l'esprit des lieux de Guy-René Doumayrou. Beaucoup d'éléments sont repris de sa Géographie sidérale, mais on trouve aussi de nouveaux développements sur tel ou tel haut-lieu, principalement du Languedoc. C'est ainsi qu'il débusque dans la haute vallée de l'Orb, soumise au diocèse médiéval de Béziers, un couple de monuments "insignes", situé sur le méridien de la ville "et de part et d'autre d'un plateau aride balayé par les vents" : le château de Dio* et le prieuré de Notre-Dame de Nize. Cette association Dio-Nize conduit Doumayrou à invoquer le grand dieu Dyonisos :
"Ce n'est pas avant 1135 qu'un texte a fixé , pour nous le transmettre, le nom de Nize sous la forme Aniza, que l'on fait venir, faute d'autre hypothèse, d'un patronyme latin supposé : Anicia ou Anicius. Sans prétendre trouver mieux, observons seulement que la contraction des deux formes anciennes Diona et Anisia accolées fournit Dionanisia : elle fait écho de façon suggestive à une étymologie proposée par François Noël pour Dyonisos, fondée sur l'analyse Dios-Anysein (anyein), ce qui signifie littéralement : Zeus achevé, c'est-à-dire la perfection divine, ou l'accomplissement de la lumière." (pp. 107-108)
L'alignement Dio-Nyse sur la carte ne peut manquer de nous rappeler les alignements mis à jour avec les Diou.
Dans les trois cas, nous observons cet axe s'écartant de quelques degrés seulement du méridien. Sans doute Dio n'est-il pas au centre d'un segment défini par deux Saint-Denis, mais c'est l'ensemble Dio-Nize qui ici rappelle saint Denis, puisque ce nom est bel et bien la forme romanisée de Dyonisos (les habitants de Saint-Denis sont les Dyonisiens).
La carte de la Montjoie parisienne, sise elle aussi entre les deux Saint-Denis, offre également des recoupements intéressants :
Deux toponymes se font en effet écho à la topographie dyonisienne : de part et d'autre de l'axe méridien issu de Dio, Montjoux et le Mont Martin semblent se souvenir l'un de la Montjoie, l'autre du Pasellus Sancti Martini à la base du parcours du saint céphalophore. Ce passelus était "une passerelle jetée sur le ruisseau de Ménilmontant, aujourd'hui supprimé, et qui coulait de l'est à l'ouest, allant se jeter à la rive droite de la Seine au-dessus du pont actuel des Invalides. L'église Saint-Martin des Champs était en effet située à peu de distance au-dessous de ce ruisseau et avait donné son nom à un pont, comme nous le voyons par un diplôme postérieur du roi Louis VI reproduit par Doublet dans son Histoire de Saint-Denys (1)."
Il faut maintenant examiner ce qui a conduit Doumayrou lui-même à l'évocation de ce couple Dio-Nyse.
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* De fait, on m'avait (FEB, merci à elle) déjà signalé ce château de Dio, mais faute d'y déceler un quelconque rapport à des localités Saint-Denis, je n'en avais pas fait état. Et je n'avais bien évidemment pas opéré de rapprochement avec l'église de Nize. Le dévoilement de la géographie sacrée prend souvent des chemins détournés.
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11 janvier 2009
De l'appropriation symbolique du territoire
Faites cette expérience de pensée. Imaginez tout d'abord que votre intérieur est dépouillé de tout ce qui le relie au dehors, que rien ne subsiste chez vous de ce qui est téléphone, radio, télévision, internet... Plus rien que des objets sans prolongements invisibles, ni émetteurs ni récepteurs, simplement présents. La maison n'est plus que cet abri, cette coque isolée du monde, dont les bruits qui nous parviennent ne sont plus que ceux du proche entourage.
Une fois immergé dans ce silence retrouvé, passons la porte. La rue n'existe plus, avec ses trottoirs et sa chaussée pavée ou bitumée. Un chemin herbeux s'offre seul à vous. De la ville ne demeurent que quelques huttes semblables à la vôtre. Il vous faut rejoindre votre famille, vos parents, vieux, qui vivent à cinquante kilomètres d'ici. Le mot même de kilomètre n'est plus de mise. De même que les panneaux, les indications lettrées ; il n'existe plus aucun de ces signes dont l'espace jusque-là était comme saturé. Plus aucun véhicule, à moteur ou non. Il y a peut-être des animaux, mais hors de votre portée à cet instant. Vous vous mettez en chemin.
Vous le savez, c'est au sud qu'il faut se diriger. Ce serait bien facile s'il suffisait de suivre le cours de la rivière qui passe par ici. La vallée est la plus simple voie de pénétration. Hélas, il vous faut la quitter, franchir d'autres rivières, escalader des collines, traverser des forêts. Pour vous orienter, il vous faut lever le nez, l'astre solaire est votre premier guide.
Sur cette trajectoire qu'il vous faut inventer, sur ce territoire qu'il vous faut arpenter, vous n'êtes heureusement pas seul. L'homme n'est jamais seul. L'homme a toujours été précédé par l'homme. Et d'autres avant vous ont parcouru la piste. Vous en trouverez facilement un pour vous accompagner. Sa mémoire vous émerveille : rien n'est signalé, mais il avance sans hésiter car il semble avoir à sa disposition un trésor de repères. Arbre singulier, rocher affleurant la plaine, relief au profil d'animal, source, ruisseau ophidien, marécage putride, mare, bosquet, tertre, cent détails mal visibles pour vous forment pour lui une chaîne ininterrompue d'informations. Et ici et là, un empilement de pierres sèches, un cairn, assure nos pas.
En parlant avec votre guide, vous prenez conscience qu'à presque chaque jalon de cette route, un fait est associé, une histoire, un récit, venu de loin, parfois incroyable, manifestement une légende. L'itinéraire est balisée par le souvenir des mythes. Parfois l'homme s'arrête, se recueille, esquisse un geste, déplie un rituel inconnu de vous, fait une offrande, balbutie des mots que vous ne comprenez pas.
Parfois vous marcherez de nuit à la lueur des étoiles, suivant le chemin qu'elles vous tissent là-haut.
C'est ainsi que vous retrouverez les vôtres, à l'issue d'un périple où vous aurez été infiniment attentif à toutes les saillies du paysage, ouvert de tous vos sens à tout ce qui vit.
J'ai ainsi essayé de me replacer dans l'optique d'un de ces hommes de l'Antiquité, nomade ou sédentaire contraint de voyager dans l'espace environnant. La géographie sacrée émergeait pour moi de cet effort constant, de cette nécessité de s'orienter dans l'inconnu. J'en étais là, au seuil de Poissons, à l'heure de pénétrer dans l'examen de la Brenne qui constitue le principal paysage de ce douzième et ultime signe, lorsque j'ai découvert par un de ces hasards du web que nous avons maintes fois rencontré, par l'effet de cette heureuse sérendipité, une étude de l'anthropologue canadien Bernard Saladin d'Anglure, La toponymie religieuse et l'appropriation symbolique du territoire par les Inuit du Nunavik et du Nunavut. Mise gracieusement en ligne par l'Université du Québec à Chicoutimi, elle n'était pas sans échos profonds avec ma petite expérience mentale. Cet espace que j'avais dû débarrasser de ses attributs civilisationnels se rencontrait heureusement encore presque vierge dans les étendues arctiques. Là, nous sommes proches de l'origine, même si cet héritage est menacé lui aussi par la vie moderne et la culture occidentale, et c'est là d'ailleurs un des objets de l'étude de B. Saladin d'Anglure que de contribuer à sauver les traces mêmes de la civilisation inuit à travers sa toponymie religieuse.
"Rares sont ceux, écrit Saladin d'Anglure, qui ont prêté une attention particulière aux sites sacrés et aux liens symboliques qui unissent les Inuit à leur territoire. Ces liens s'enracinent dans leur tradition orale, dans leur conception de la personne humaine et du cosmos, comme aussi dans les expériences vécues, passées et présentes. Collignon (1996) fait remarquer que les mythes d'origine sont très rarement localisés. Elle appuie sa réflexion sur la compilation des corpus de mythes recueillis par ses prédécesseurs dans la même région. Et pourtant les enquêtes toponymiques que j'ai conduites avec Louis-Jacques Dorais dans le Nunavik (Saladin d'Anglure et al. 1969), puis, par la suite, seul, à Igloolik, font apparaître une inscription territoriale indiscutable des grands mythes d'origine, même si ce lien n'est pas toujours apparent et qu'il relève plus de la cosmologie que de l'onomastique des lieux."
C'est cette inscription territoriale indiscutable qui est également à l'oeuvre dans la géographie sacrée. Le sacré est-il finalement autre chose que le scarifié ? C'est-à-dire la marque imprimée sur le lieu nu, la plus-value de sens qu'on lui attribue et qui se reflète dans le nommage, le geste toponymique.
"Pour comprendre la charge symbolique qui affecte certains noms de lieux, il faut savoir qu'en plus des commentaires explicites dont ils sont l'objet, ils sont aussi chargés de sous-entendus implicites, connus seulement par ceux qui ont reçu le savoir des aînés durant les voyages et la vie collective dans les camps saisonniers. Ce qui est nommé est souvent ce qui est utile comme repère ou qui est remarquable (ujarasujjuk ; « un gros bloc rocheux »), ou qui contient des ressources (kuugaaluk ; « grande rivière » et tasialuk ; « grand lac », sous-entendu « où l'on peut pêcher des poissons », par opposition à d'autres lacs et rivières qui ne sont pas nommés) ; ou encore le lieu où est survenu un événement insolite."
On retrouve chez les Inuit une partition du territoire où les différents espaces sont régis par des esprits maîtres, qu'on peut homologiquement faire correspondre, par exemple, à nos différents secteurs astrologiques gouvernés par certaines planètes.
"Selon les croyances des Inuit, chaque territoire est possédé par un esprit maître qui le protège des intrus et veille à son bon usage. Un territoire s'arrête là où commence un autre territoire ; il est circonscrit par la mer, dans le cas d'une île, et par le relief ; mais d'autres éléments entrent aussi dans sa délimitation, comme son utilisation par un groupe et sa désignation par un régionyme distinctif. Dans notre enquête toponymique faite avec L.-J. Dorais dans le Nunavik, nous étions arrivés à la conclusion qu'un territoire toponymique était défini par l'unicité de ses toponymes."
Tout comme le thème astral définit une personnalité en fonction de son lieu de naissance, "le lien qu'a tout individu avec son lieu de naissance fait partie de ses signes distinctifs, car c'est là que l'âme d'un défunt s'est incorporée dans l'enfant."
Le souvenir de cette incorporation est ritualisé : "L'automne, dans la région d'Igloolik, quand on construisait le premier iglou, chaque membre de la famille devait consommer un petit morceau de viande et remercier d'être né à tel ou tel lieu, en se tournant dans sa direction. On célébrait en même temps le souvenir du défunt dont on portait le nom."
Chez les Inuit, la relation s'étend même au temps atmosphérique qui avait cours le jour de la naissance. On disait de quelqu'un, "né par un jour de beau temps, qu'il avait toute sa vie la capacité de ramener le beau temps en s'exposant nu à l'air extérieur."
Il faut lire l'intégralité de cette courte étude que je ne veux pas citer davantage pour comprendre l'importance de cette réappropriation de ce que l'anthropologue appelle le patrimoine immatériel des Inuit, qui est maintenant engagée à côté de celle du patrimoine matériel. Bien évidemment, nous ne vivons pas un tel état d'urgence. Nos géonymes ne sont pas menacés comme au Canada, de substitution ou d'oubli, mais ils attendent certainement d'être révélés dans leur nature propre, dans leur fonction et leurs rapports mutuels. Témoins de cette appropriation symbolique du territoire par nos propres ancêtres.
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14 juin 2008
Saint-Georges
Dans la vitrine du magasin d'orfèvrerie Jacob, trônait depuis pas mal de temps la plus belle chose qui fût au monde. C'était une pendule d'onyx noir, avec un cadran d'or. La pendule était couronnée (c'était bien ce qu'il y avait de plus beau) d'un saint Georges terrassant le dragon. Le dragon était sur le dos, la gueule dressée, et la poitrine offerte à l'épée de saint Georges ; le saint était couvert de son armure, la visière du casque levée, monté sur un cheval de labour. La chose inouïe, c'est qu'il portait une barbe en pointe et ressemblait un peu à Doc.
Examinons encore une fois le no man's land bordant le carré buissé. Dans l'angle SO, nous avons vu que la plus proche localité était Saint-Georges-les-Landes. Ce saint est peu représenté dans la toponymie de la région. Pour le Cher, l'Indre et la Creuse et, dans une moindre mesure, la Haute-Vienne, qui composent l'essentiel de nos territoires d'investigation, nous ne relevons (grâce au logiciel CartoExploreur3 de l'IGN) que dix Saint-Georges et dérivés. Dans l'espace proprement dit du carré buissé, un seul Saint-Georges est notable, que nous connaissons bien puisqu'il s'agit de Lys Saint-Georges. Or, le petit village se situe à seulement quatre kilomètres à vol d'oiseau du centre du carré, et, qui plus est, il est situé sur le même parallèle.
Dans le pourtour proche du carré, dans la zone frontalière dont j'ai déjà amplement parlé, se situe donc Saint-Georges-les-Landes, mais aussi, diagonalement, au Nord-Est, Saint-Georges-sur-Arnon, un peu en aval de Saint-Ambroix. D'ailleurs, l'alignement qui les réunit s'avère perpendiculaire à l'axe Saint-Genou-Levroux-Diou.

Au Sud-Est, c'est Bussière-Saint-Georges qui retient notre attention. Situé à trois kilomètres de l'angle SE du carré, proche du méridien de Saint-Ambroix, il réunit en une seule appellation le buis et le saint.
La démonstration eût été décisive si j'avais relevé un quatrième Saint-Georges près de l'angle NO. Hélas, aucune trace de Saint-Georges dans les parages. Il y a bien un lieu-dit Saint-Georges, sur la commune de Mézières-en-Brenne, mais nous sommes déjà trop éloignés de Saint-Genou (à peu près 16 km) pour que ce soit pris en compte.
Il reste que la présence de trois Saint-Georges dans les alentours des angles et au centre du carré buissé doit nous interroger. Qu'est-ce que cela signifie ?
On sait que ce saint est assez sulfureux, c'est un cas à part dans l'hagiographie chrétienne. Comme saint-Christophe, il ne s'agit pas d'un martyr identifiable historiquement. Même Jacques de Voragine, d'ordinaire peu regardant, reconnaît, dans sa Légende dorée,que sa légende est mise au nombre des pièces apocryphes dans les actes du concile de Nicée, parce que l'histoire de son martyre n'est point authentique. Cela ne l'a pas empêché de devenir le saint patron des chevaliers, et des villes de Gênes, Venise, Barcelone et celui de l'ordre Teutonique. Il est même devenu celui de toute l'Angleterre et sa bannière (argent sur croix de gueules) est à la base de l'Union Jack. L'iconographie de saint Georges est des plus riches : on le représente généralement à cheval, armé le plus souvent d'une lance et terrassant le dragon, tandis que la princesse prie à l'arrière-plan.

Saint Georges terrassant le dragon
Bréviaire de Martin d'Aragon,
Catalogne, XVe siècle,
Bibliothèque nationale de France, Paris
(ROTH 2529, fol. 444v)
Observons ce fait primordial : la scène se passe au-delà des murs de la ville. Saint Georges garde la frontière ; il empêche le désordre et le chaos de pénétrer dans la sphère des activités humaines. Les Saint-Georges disposés aux angles du carré buissé sont les témoins de cette fonction protectrice. Saint Georges est le gardien du seuil qui a très certainement remplacé une divinité païenne.
Pourquoi maintenant l'absence de saint Georges à l'angle nord-ouest ? On peut hasarder une hypothèse : saint Genou fait face aux démons comme saint Georges fait face au dragon, et les deux noms ne sont point trop éloignés phonétiquement. A-t-on estimé que la présence de saint Genou suffisait à sécuriser la zone nord-ouest ? Ou bien les deux saints ne sont-ils que deux hypostases de la même puissance sacrée ?
11:21 Publié dans Géographie sacrée prézodiacale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint georges
08 mai 2008
La Croix Pommerée
S'il est sur le net un outil advenu récemment, et qui soit particulièrement utile, c'est bien le site du Géoportail. Avant lui, je disposais certes de nombreuses cartes papier, et parmi elles les cartes IGN au 1/25000 de plusieurs parcelles du territoire berrichon. Ensuite j'avais fait l'acquisition du logiciel Carto Exploreur, réalisé par la société Bayo, et permettant de visualiser les cartes IGN sur l'ordinateur, avec de nombreuses fonctionnalités bien pratiques (recherche de toponyme, affichage des coordonnées géographiques, altitudes, tracés de routes...). Mais je ne disposais là encore que d'un corpus réduit, en l'occurrence les bases de données Indre-Est et Indre-Ouest. Acquérir la France entière m'aurait coûté une petite fortune. Or c'est bien de la France entière dont on dispose maintenant avec le Géoportail. Il suffit de demander une localité et la carte du territoire de celle-ci est disponible immédiatement.
C'est ainsi que j'ai pu examiner avec minutie le territoire du no man's land Sud-Ouest du carré buissé, et repéré entre Arnac-la-Poste et Saint-Sulpice-les-Feuilles une Croix Pommerée bien intrigante. Je ne pense pourtant pas qu'il faille la confondre avec la croix pommetée, qui est celle par exemple de Toulouse, où les douze pointes sont ornées de boules; les pommettes, que Doumayrou assimile à douze petits soleils d'or correspondant aux douze signes du zodiaque.
Il me semble qu'il faut plutôt rattacher cette Croix Pommerée au pomerium latin, dont nous avons déjà vu naguère un exemple avec l'examen du site de Grand, en Lorraine.
"D'après Tite-Live (I, 44), déclare l'Encyclopaedia Universalis, le mot pomerium désignait une bande de terrain, immédiatement contiguë à l'enceinte fortifiée de Rome, sur laquelle « il n'était mystiquement fondé ni d'habiter ni de labourer ». Cette définition fait clairement apparaître le pomerium comme une ligne de démarcation entre deux espaces dont la distinction est bien attestée dans la mentalité romaine : l'espace intérieur à la ville de Rome ou urbain, l'espace extérieur ou rustique.(...)"
Ceci est cohérent avec notre hypothèse d'autant plus que La Croix Pommerée se situe juste à la limite des deux communes d'Arnac et de Saint-Sulpice. Observez que les proches alentours sont vides de toute habitation. On trouve sur la gauche Les Landes, ce qui ne nous étonnera pas. Enfin, en prenant de la hauteur, on s'aperçoit que cette Croix Pommerée est située sur l'axe des Saint-Léger (Saint-Léger Magnazeix- Saint-Léger-Bridereix, Puyléger, Toulx Sainte-Croix). Or, "on peut constater, écrivais-je en septembre 2005, que la majorité des Saint-Léger ont une tendance manifeste à se situer dans des lieux frontières ou du moins à en baliser la direction."
01:15 Publié dans Géographie sacrée prézodiacale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : croix pommerée, saint léger, toulouse, grand, pomerium
02 mai 2008
Le buis et le net
Il faudra un jour réfléchir un peu plus profondément sur l'étrange relation qui lie la géographie sacrée - ce réseau d'autrefois que je me plais parfois à nommer pour moi-même l'Archéo-réseau - et l'internet, ce réseau de réseaux qui a bouleversé et continue de bouleverser la culture et l'économie de notre temps. Bien sûr la géographie sacrée n'a pas émergé avec l'internet ; Jean Richer, Guy-René Doumayrou, pour en citer les principaux découvreurs, n'ont utilisé que leur immense érudition pour jeter les bases d'un examen renouvelé des rapports que les anciens avait noués avec leur milieu naturel et social. Poursuivant leurs recherches sur un petit coin de cette planète, je me suis moi aussi fondé dans un premier temps sur mes seules lectures. La publication de mes investigations sur le net, sous la forme du présent blog, se voulait avant tout une tentative de partage. Or, j'ai très vite constaté que l'expérience débordait très largement ce cadre très étroit de la seule transcription de l'existant. Sans doute, chaque fois que j'avais repris le travail autour du zodiaque de Neuvy Saint-Sépulchre, la nouvelle mouture avait gagné en épaisseur, de nouvelles connections s'étaient imposées et des horizons nouveaux s'étaient déployés. Mais ce qui était nouveau avec le net, c'était l'ampleur de ces révisions. A tel point que trois ans plus tard, je n'en ai pas fini avec une étude qui devait à l'origine être terminée en un an. Si en elle-même la géographie sacrée n'avait guère d'existence sur la toile - et c'était bien une des raisons qui me poussaient aussi à l'investir - la richesse documentaire sur les sites étudiés, sur le légendaire, l'hagiographie, le folklore populaire... me poussèrent souvent vers des prolongements inattendus. La sérendipité était reine et me conduisit bien des fois sur de nouvelles pistes. Ajoutez à cela la qualité des commentaires de quelques lecteurs peu nombreux mais fidèles, qui influèrent également sur la marche de l'entreprise.

Donnons un nouvel exemple de cette ouverture que donne le net, dans le cadre de cette étude entamée autour du grand carré au buis.
Cette figure définissant naturellement deux grandes croix, celle des diagonales et celle des médianes, je recherchai par googlage les résultats de l'association des mots-clés croix et buis.
Or, le second résultat me dirigea tout droit vers une étude parue dans la revue Aquitania en 1997-1998 sur un entrepôt du 1er siècle avant J.C. situé à La Croix du Buis, à Arnac-la-Poste en Haute-Vienne.
Le troisième résultat avait également un lien avec le même site, à travers une étude parue dans la même revue, appartenant à un auteur différent, J.P. Guillaumet. En voici le résumé :
"Un monument à quatre faces humaines a été découvert sur le site laténien de la Croix du Buis, en Haute-Vienne. Il s'agit d'un quadrifons dont on connaît quelques autres exemplaires datés de la protohistoire récente, l'un provenant d'Espagne (Puentedeume, La Coruña), l'autre de la commune de Thiant, dans le département du Nord, et le troisième du Titelberg, au Luxembourg. Ce thème est inconnu dans la mythologie celtique. L'oeuvre d'Arnac-la-Poste semble être liée à des cultes domestiques et date de la charnière entre période celtique et période gallo-romaine."
Sur cette sculpture, on en apprend un peu plus grâce à l'article de José GOMEZ de SOTO et Pierre-Yves MILCENT sur "La sculpture de l’âge du Fer en France centrale et occidentale": "En Limousin, de l’enclos fossoyé de La Croix du Buis à Arnac-la-Poste (Haute-Vienne) proviennent des fragments de protomés de bovidés en terre cuite et une sculpture à quatre visages en grès (Toledo i Mur 1997 ; Guillaumet 1997). Ces visages – l’un a été détruit – sont portés par de longs cous, leurs yeux sont largement ouverts en amande, les chevelures en mèches se réunissaient au sommet de la sculpture en formant un motif disparu, peut-être une sorte de chignon. La fréquentation de l’enclos de la Tène D à la période augustéenne rend la datation de ces diverses œuvres légèrement imprécise. Le site avait été interprété comme un entrepôt stockant du vin d’Italie. M. Poux (2000, 226 sq.) propose d’identifier l’enclos comme un lieu de banquet et un de ses deux bâtiments comme une salle analogue aux hestiatoria du monde greco-romain, hypothèse qui nous paraît plus recevable et rend mieux compte de la présence en ces lieux de ces éléments sculptés exceptionnels, inconnus à la même époque ailleurs dans la région."
Sur les hestiatoria, on pourra lire, toujours sur le net, cette présentation de Karim Mahdjoub.
Récapitulons : nous voilà en présence d'une sculpture décrite comme exceptionnelle, unique dans la région, avec un thème inconnu dans la mythologie celtique (ce monument à quatre faces humaines me fait bien sûr penser à la colonne de Souvigny, avec ses quatre faces sculptées en bas-relief).
Maintenant arrêtons-nous sur le lieu : où donc est située La Croix du Buis ? Où donc est situé Arnac-la-Poste ? Haute-Vienne, avons-nous lu, mais, plus précisément, cette petite commune (qui, soit dit en passant, en août 2006, a organisé les 4es Rencontres des communes de France au nom burlesque[1] organisée par l'association des communes de France aux noms burlesques et chantants.) se trouve à

00:30 Publié dans Géographie sacrée prézodiacale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : internet, arnac-la-poste, croix, buis, carré, hestiatoria
29 avril 2008
Des brandes et des landes
Sur la zone lumineuse, dont la teinte tournait au rose, une forme bizarre se profilait, qui de loin ressemblait à un compas tenu par un géomètre invisible et mesurant la lande. C'était un berger monté sur ses échasses, marchant à pas de faucheux à travers les marécages et les sables.
La question des lieux no man's land, comme les appelle Colette, s'est posée à moi avant même la lecture de Philippe Vasset. Il faut en revenir au carré barlong, celui du buis sacré. En effet, si les deux sommets septentrionaux sont bien localisés, à Saint-Genou et à Saint-Ambroix, il n'en va pas de même pour les deux sommets méridionaux : le croisement des deux méridiens et du parallèle de Bazelat correspond à un espace vide. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai longtemps hésité à parler de cette figure : cette absence de site historique et même de lieu simplement habité à deux de ses angles me faisait fortement douter de sa pertinence. Il a fallu la présence des deux Bussière sur le parallèle de Bazelat, confirmant a posteriori le choix de cet axe comme base de la figure sacrée, pour me rassurer sur ce point. Reste à comprendre la raison de ce vide symbolique.
L'angle sud-est est localisé près d'une vaste pièce de terre appelée Les Grandes Brandes. or, les brandes désignent des terres de bruyères, terres donc souvent incultes, terres gastes, inhospitalières. Le plus proche village est significativement Saint-Georges-des-Landes, légèrement en dehors du carré. Landes, autres terres incultes.
De l'autre côté, au sud-est, même topo : l'angle tombe au milieu de nulle part, entre Bétête et Malleret-Boussac, en pleine campagne creusoise. Malleret-Boussac appartenait pourtant au Berry. Un fait important est à noter : nous sommes ici à la limite des civitas biturige et lémovice. Aujourd'hui encore, nous sommes au carrefour de quatre départements : Indre, Cher, Creuse et Allier. Et c'est la même chose à l'ouest où nous sommes également à la frontière entre Berry et Limousin, à la charnière de la Creuse, de l'Indre et de la Haute-Vienne.
C'est comme si la grande figure biturige avait choisi de fonder sa base sur ses marches méridionales, dans l'indistinct des frontières avec les peuples voisins.

Ceci me rappelle un autre passage du livre de Ken Alder. Méchain, l'astronome chargé de la partie sud de l'arc de méridien, avait donc la lourde besogne de trianguler dans les Pyrénées. Il avait fallu abandonner la voiture à Perpignan, louer des mulets pour porter le matériel et les vivres, et puis recourir à des guides locaux pour ne pas se perdre dans le lacis montagneux (aucune carte précise de la Catalogne n'ayant pu être dénichée aux archives espagnoles). "A cette époque, précise Alder, la région montagneuse de la frontière franco-espagnole était une zone ambiguë et dangereuse. La partie haute des Pyrénées ne figurait pas sur les cartes. La frontière était perméable et mal définie. Les Pyrénées étendaient leurs vallées fertiles de l'océan Atlantique à la mer Méditerranée, et la population était habituée à se déplacer librement entre les fermes au climat tempéré, les hauts pâturages et les villages voisins."(Mesurer le monde, p. 95)
Sans doute la frontière biturigo-lémovice procédait-elle d'une semblable ambiguïté : espace inculte, sauvage, ouvert, dangereux.
Autant dire porteur de sacré.
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20 mars 2008
Buxus Sempercentrum
Au centre du carré sacré, Bouesse et Buxières d'Aillac portent la marque du buis. Sans parler des lieux-dits, deux autres communes indroises partagent une semblable étymologie. La Buxerette, tout d'abord, Labussière au XIIIème siècle, près de la forêt de Montpeget : ce petit village n'est pas sur un axe de notre figure mais en revanche il se place sur le méridien de Neuvy Saint-Sépulchre. Cependant Neuvy, pas très éloigné, notons-le, du centre Buxièrois, ne semble pas à l'époque celtique ou préceltique, avoir l'importance qu'il aura par la suite.
Plus intéressant pour nous est le village de Buxeuil, au nord. Il est en effet fort proche du centre de la roue de saint Phalier. Le Rouet, le lieu-dit le plus proche du centre exact de la roue, est situé à la limite de cette commune avec celle de Poulaines. Le nom même est celtique : Buxeuil signifie la clairière de buis (gaulois ialo, "clairière"). On y a retrouvé de l'outillage néolithique et des monnaies gauloises.
Sur la même commune, quasiment sur le parallèle du Rouet, on repère aussi une fontaine Saint-Martin, assortie d'une chapelle. On assure que la dévotion est fort ancienne. Elle serait également fort récente... puisque Jean-Mary Couderc assure qu'en 1974 encore, on y a trouvé un talon du tiercé au pied de la statue de Saint-Martin...
23:00 Publié dans Géographie sacrée prézodiacale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phalier, buis, buxeuil, la buxerette, fontaine, martin
14 mars 2008
Buxus sempervirens
Un mois d'absence... Qu'on veuille bien m'en excuser : le flux souvent tendu de la vie professionnelle et familiale ne laisse pas toujours le temps de sacrifier à nos passions inactuelles... Pour se consoler, on finit par se dire que cela peut bien attendre. Que cela a attendu parfois deux millénaires pour être remis en lumière. Qu'est-ce que quelques jours de plus à demeurer dans l'ombre ? Bon, je m'y remets tout de même, sans que je puisse promettre qu'il n'y aura pas d'autre interruption d'importance. Ce sera toujours ça de pris sur l'obscur...
A la vérité, j'avais bien encore deux ou trois petites choses à signaler sur les environs du Diou de l'Allier: cette abbaye de Sept-Fons qui rappelait si furieusement la Céphons levrousaine, ce Puy saint-Ambroise de haute présence celtique qui évoquait si fortement lui aussi notre Saint-Ambroix berrichon... Mais gardons cela pour une visite ultérieure ; assez dérivé en terre bourbonnaise, revenons à la figure essentielle, à savoir ce carré barlong défini par le parallèle de Saint-Genou - Saint-Ambroix, les méridiens de ces deux localités et le parallèle de Bazelat, en Creuse.
L'examen des diagonales de ce carré va nous livrer une clé d'interprétation fondamentale.
A première vue, cependant, rien de sensationnel ne se laisse voir : bien sûr, la diagonale NO-SE rase Saint-Denis de Jouhet et Neuvy Saint-Sépulchre, mais cela n'est pas suffisant pour emporter notre conviction. Le centre du carré ne tombe même pas sur un site habité. Le bourg le plus proche est Buxières-d'Aillac, dont je n'ai jamais encore parlé ici, bourg sans éclat particulier. J'étais donc dubitatif jusqu'à ce que je m'avise que l'autre diagonale, NE-SO, traversait très exactement le village de Bouesse (cher à mon coeur car ma grand-mère habite encore la commune et que, soit dit en passant, j'y fus baptisé). Or, quel est donc le point commun, étymologiquement parlant, entre ces deux villages distants seulement d'une poignée de kilomètres ?
Réponse : le buis. Buxières d'Aillac est attesté en 1163 comme Ecclesia de Buxeriis, tandis que Bouesse, en ce même XIIème siècle, apparaît comme Villa de Boesses, que Stéphane Gendron interprète comme Buxea (terra), "(terre)à buis".
"Buis, explique-t-il, est issu du latin buxus, arbuste d'un vert foncé luisant qui fournit un bois à sculpter très dur, orne les jardins, les cimetières. (...) Le buis est également le bois sacré des crois dites "buissières" (par exemple la croix Boissi). Une croix boissière est attestée en 1558 près de l'abbaye de Fontgombault : "le préau auquel est le cimetière de La Croix Boicière joignant le fossé de l'abbaye" (ANDRIEU 1699 [1558]). On remarquera que de nombreux toponymes sont associés à des vestiges gallo-romains (...)"(Les Noms de Lieux de l'Indre, p. 161)
Pierre Goudot, dans son bel ouvrage Microtoponymie rurale et Histoire locale dans une frange entre occitan et français : la Combraille (eh oui, c'est le titre exact), publié en 2004 (Cercle d'Archéologie de Montluçon), confirme cette association : "Dans la mythologie grecque, le buis toujours vert (buxus sempervirens) était consacré à Cybèle ; dans le monde chrétien il est devenu le symbole de la résurrection du Christ et de la renaissance de la vie ; rares étaient les habitations qui n'en possédaient pas un pied ; quelques villages lui doivent leur nom et le buis peut être révélateur de sites habités disparus, notamment gallo-romains tardifs." (p. 159)
Le Buis, qui peut vivre jusqu'à six cents ans, était un symbole d'immortalité. Il semble justifié de le retrouver au coeur d'une figure sacrée de vaste dimension, dont on a vu qu'elle épousait les formes mêmes de la divinité. Maintenant s'agit-il d'une coïncidence isolée ou bien pouvons-nous repérer d'autres occurrences du buis dans cette topographie du carré de Saint-Genou ?
Il suffit de parcourir le parallèle de Bazelat, déterminé bien avant d'avoir décelé ce thème du buis : il est jalonné très exactement par deux lieux-dits La Bussière.
Et la diagonale de Bouesse passe aussi par le hameau de Buxerolle, près d'Ardentes, De Buxerolis en 1422.
Si la médiane horizontale du carré ne nous livre aucun indice, en revanche la médiane verticale est balisée, au nord, par le Buxerioux (qui désigne maintenant la zone industrielle de Châteauroux) et, au sud, par le hameau du Buis, près de Lourdoueix Saint-Michel.
On nous objectera que Buis et ses dérivés sont termes fréquents dans l'Indre (43 mentions au total, incluant pièces de champ, et bois). Il reste que la présence double au centre de la figure et sa récurrence sur les axes principaux ne me paraissent pas fortuites.
Je n'y avais pas songé auparavant, en me relançant dans l'entreprise, mais il ne me déplaît pas d'écrire cette note à quelques jours de la fête des Rameaux, marquée par la tradition du buis béni.
00:52 Publié dans Géographie sacrée prézodiacale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : buis, buxières d'aillac, bouesse
12 février 2008
En quête de Diou (3) : la Montjoie
Comment n'y ai-je pas pensé avant ? Sur Saint-Denis, le réflexe aurait dû être de se précipiter sur le livre le plus stimulant que je connaisse sur l'histoire de ce saint et de l'abbaye qui porte son nom : "Montjoie et Saint-Denis !" d'Anne Lombard-Jourdan, sous-titré Le centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, et publié aux Presses du CNRS en 1989. Pour aller vite, l'auteur pense avoir localisé au nord de Paris, dans la plaine du Lendit, "le lieu consacré au centre de la Gaule" dont parle Jules César. Ce site apparaissait comme un tumulus, autrement dit un tertre funéraire artificiel, désigné sous le nom de "Montjoie", dérivé du francique *mund-gawi, que l'on peut traduire par "Protège-pays". "C'est au sommet de cette tombe d'un ancêtre divinisé, devenue sanctuaire vénéré, que l'évangélisateur de Paris aurait été décapité." C'est aussi à proximité de cette Montjoie que sainte Geneviève érigea la première sépulture dédiée à saint Denis. Première, oui, car il y en eut une seconde, à Saint-Denis précisément, l'ancienne Catolacus. Translation que que l'on peut placer aux alentours de l'an 630, selon Anne Lombard-Jourdan.
Voilà une information qui nous intéresse grandement, car si l'on se reporte aux cartes, on s'aperçoit que la Montjoie est située entre les deux Saint-Denis, à exactement trois kilomètres de l'un et de l'autre. Dans la même position justement que nos Diou. Mieux, comme eux, la Montjoie est située légèrement à l'écart de la voie qui les relie, selon une même direction septentrionale (sans retrouver, il est vrai, la légère déviation des Diou).
De même qu'on christianisa ce lieu païen en y plaçant le martyre de saint Denis, on peut concevoir qu'en Berry on christianisa ces lieux-Diou autrefois consacrés à des divinités celtiques en les encadrant en quelque sorte par des lieux semblablement dédiés au saint céphalophore. N'est-ce pas remarquable, encore une fois, que Reuilly, juste en aval de Diou, appartînt en propre à l'abbaye royale de Saint-Denis ?
00:56 Publié dans Géographie sacrée prézodiacale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Denis, Montjoie, Lombard-Jourdan, Diou, Denis, Reuilly
08 février 2008
En quête de Diou (2)
En réalité, on s'aperçoit que l'alignement des deux Saint-Denis (un hameau et un faubourg de Bourbon-Lancy) ne prend pas Diou sur son parcours. Il s'en faut de peu, mais c'est ainsi : Diou n'est pas au centre exact du segment dyonisien.
Fausse piste ? Je remarque tout de même en passant un autre fait intéressant : la verticale du Saint-Denis méridional s'origine au Puy Saint-Ambroise, près de Saint-Léon, un haut-lieu de la région et prend dans sa course l'abbaye de Sept-Fons, proche de Diou, édifiée sur l'emplacement d'une ancienne abbaye cistercienne.
A ce stade, je ne peux penser que ces similitudes soient le fait du hasard.
23:43 Publié dans Géographie sacrée prézodiacale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Diou, Denis, Puy Saint-Ambroise








